Oui j’admire le responsable de la rédaction du journal Libération. Je lui voue une grande admiration car comme moi il est un des early adopters de la mauvaise foi décomplexée, une tendance que nous adopterons tous bientôt pour survivre dans la nouvelle ère SarkoToc’ plus connue sous le nom d’ère BlingBling.

Alors quand Laurent Joffrin nous pond un éditorial où il justifie la « une » du journal dédiée à Carla Bruni Sarkozy et le dossier de 5 pages l’accompagnant « d’abord parce qu’elle est une chanteuse de qualité ; ensuite parce qu’elle est la femme du président de la République » je me lève de mon fauteuil simili cuir imitation Starck en applaudissant comme un fou.
Et j’ai envie de dire, non Joffrin ne s’est pas lancé dans la Carla-Médiatisation pour faire péter les ventes de son journal (et rentrer dans le clan des winners) car la femme de Tzar’Ko est l’objet de tous les fantasmes people, non Joffrin n’a pas invité la belle italienne parce qu’elle a commencé son tour de promo avant même la sortie de son futur album présidentiel providentiel et non non non ! Joffrin n’a pas invité la première dame de France pour faire du gringue à son mari car Carla Bruni Sarkozy est « épidermiquement de gauche » !
Le mois prochain mon maître à mauvaise foi propulsera Estelle Denis en première page de son journal, pas parce qu’elle se mariera avec le pire des loosers de France, pas parce qu’elle sera au cÅ“ur des préoccupations people des français mais bien sûr car elle incarne la relève journalistique française.