Nous sommes en 2008 et Ségolène Royal nous prend toujours pour des cons

11 commentaires
Tags : , , ,
Publié le 27 mai 2008 dans Politique

Vous avez certainement entendu parler de la gueguerre des petits chefs de gauche opposant notamment Ségolène Royal à Bertrand Delanoë… Vous avez certainement lu ici et là que Royal avait fait un « tacle grandiose » à son rival suite aux propos tenus dans son livre par ce dernier.

“Le libéralisme est donc d’abord une philosophie politique et j’y adhère. Ce sont les conservateurs qui l’ont dévoyé au service d’une idéologie du laisser faire économique et de la perpétuation des rentes et des privilèges dont ils bénéficient déjà.”  De l’audace ! – Bertrand Delanoë

Royal & Delanoe

La mère royal a donc rétorqué samedi dernier (24 mai) :

“Ma conviction, c’est qu’au XXIème siècle, être libéral et socialiste, c’est totalement incompatible.”

Etrange pour quelqu’un qui déclarait dans une interview au Point il y a deux mois (le 27 mars) :

“Le libéralisme politique est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique.”

Passer en deux mois d’indissociable à incompatible… Comment dire… Je vous laisse vous faire votre propre opinion sur la question.



10 Comments

  1. Dans deux styles certes bien opposés leur façon de faire de la politique est quasi la même, un socialisme mittérandien old shool. Et bien si 2012 c’est encore sortir ces sextat du parti socialiste autant se préparer à subir la junte débilo de NS jusqu’en 2017 !

  2. La dame est en train de voir filer son morceau de pouvoir … elle s’y accroche comme une belle diablesse !
    Autant les autres donnent l’impression de ne pas vouloir de guerre des chefs et plutôt de vouloir construire une nouvelle ligne de conduite, autant elle est encore en campagne et toujours prisonnière de sa lutte contre les mammouths !
    Schéma de fonctionnement statique, coute que coute !

  3. bafing

    Nous sommes tous entrain de faire des erreurs
    Delanoé et Segolène ont les mêmes idées ,ont les mêmes visions et auront besoin tot ou tard l’un de l’autre.N’oublions pas que le partis socialiste à d’autres courants qui sont entrain d’observer tranquillement et au moment venu si l’occasion se présente ils n’hésiteront pas à les marginaliser , Donc les gars il faut qu’on commence à réfléchir

  4. Tous les deux jouent sur les mots et leur ambiguité, et finalement, rien n’est claire…

    Social-démocrate => comme les pays scandinaves on va dire (pour faire court, très court).

    Social-libéral => Tony Blair, ou en ce moment Angela Merkel (même si les vrais réformes libérales ont été fait par Schroeder…)

    Alors Royal et Delanoë, modèle anglais ou modèle scandinave ? (tu connais ma position François ^^ => Moscovici :D )

  5. armand

    La citation de Delanoé est aussi : Je suis liberal le liberalisme est d’abord une philosophie politique. A gauche nous sommes defenseurs de liberté y compris dans le domaine economique.

    De quel libéralisme parlez-vous ? Si c’est du libéralisme politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique. Voyez Pierre Leroux, l’inventeur du mot socialisme en 1840, Jaurès justifiant contre Jules Guesde la défense du capitaine Dreyfus et affirmant que « l’individu est la mesure de toute chose » , Blum anticipant lors du congrès de Tours la dérive dictatoriale du communisme soviétique, Mitterrand abolissant la Cour de sûreté de l’Etat et la peine de mort. La liste serait longue de la contribution des socialistes au renforcement des libertés individuelles et politiques ! Si vous appelez libéralisme cette idéologie du laisser-faire, laisser-aller, qui, depuis l’aube du capitalisme, oppose les vertus de la main invisible du marché aux régulations de la puissance publique et l’harmonieuse convergence des intérêts particuliers à la construction volontaire de l’intérêt général, alors oui, le socialisme ne mange pas de ce pain-là et il n’est pas le seul. Le gaullisme non plus ne tombait pas dans ce panneau. Et la République s’est construite, non sans mal, non sans reculs, contre cette illusion naturaliste.

    Le libéralisme n’est-il pas une belle idée de gauche à l’origine, inventée au XVIIIe siècle, contre la monarchie ? Pourquoi la gauche l’a-t-elle diabolisée ?

    Je vais vous dire le fond de ma pensée : les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, qui est au fond l’autre nom de la démocratie, ce sont tous ceux, à gauche mais pas uniquement, qui savent combien les libertés politiques sont fragiles si l’on fait l’impasse sur les inégalités sociales. C’était vrai hier et ça l’est toujours aujourd’hui. Car la liberté du renard dans le poulailler, on sait ce que cela donne !

  6. Je me disais aussi .. Me semblait bien qu’elle avait associé « libéralisme » et « socialisme » .. Bravo, d’avoir retrouvé l’entretien où elle le fait .. Cela dit, c’est juste un « coming-out » un peu beaucoup tardif, car depuis 1983, tout le monde (ou presque) sait que les socialistes sont libéraux, sauf qu’ils se refusaient à le dire ouvertement .. Et pourtant DSK, Valls, Royal, Delanoë, Hollande, et même Jospin sont dans cette ligne-là .. A part, Emmanuelli, Mélenchon, voire Fabius, ils sont tous Blairistes ! C’est dire !

    http://filoo1962.spaces.live.com

  7. Francois Mt

    Bonjour,
    Les citations que vous avez choisies ne reprennent pas les termes du débat.

    Mme Royal a critiqué la semaine dernière l’association « socialiste et libéral » (titre de couverture du Nouvel Obs) sur laquelle des journalistes l’ont interrogée et elle a pris soin de préciser sur Canal + dès dimanche « je ne pourrai jamais dire comme Bertrand Delanoe « je suis socialiste et liberale » « . Puis elle ajoutait aussitôt que le liberalisme politique est un héritage mais qu’il faut se méfier des mots et que « libéral est le mot des nos adversaires ».

    Rien n’empêche de reconnaître le libéralisme politique pour autant en tant que mouvement politique. Il s’agit juste, et c’est ce qu’elle a dit, de trouver que le terme liberalisme porte trop de sous-entendus de sorte qu’on ne peut pas le revendiquer aujourd’hui en même temps que le socialisme et encore moins l’y associer.

    D’ailleurs, François Hollande a dit exactement la même chose ce matin sur Inter en expliquant qu’il ne peut pas se dire « libéral » car les mots ont leur importance.

    Merci de publier ce commentaire qui j’espère éclairera le débat.

  8. miguel

    Si Delanoë prétend avoir de l’audace, Ségo elle est culottée : mais aucun des deux pourra renfermer le dit libéralisme dans ces genres de raccourcis verbiaux.
    Savent ils definir le socialisme autrement que par les mots sacro-saints de : solidarité, redistribution des richesses, écologisme et autres avatars tant connus ?
    Des uns se felicitent du fait que Delanoë a brisé un tabou en reglant ses pendules, tout ceci au même temps que Ségo se mets à l’heure du socialisme monolithique…
    Personnellement je suis de ceux qui pensent qu’on doit rester prudent dans l’utilisation de certaines notions, surtout portant sur des mots qui ont été galvaudés pendant longtemps et par cette même classe politique qui ne se cache plus le sens de la mégalomanie chronique…
    La doctrine du tout-interventionnisme a sonné le glas ? pas si sûr, car par ce jeu nos politiciens arrivent toujours à nous faire croire qu’il nous faudra toujours que l’état vienne règler nos moindres affaires.
    Plus que l’attention aux mots, on doit redoubler notre vigilance et mémoire (n’est ce pas que nos éléphants ont une si courte?).

  9. Si encore c’était la seule ineptie qu’elle n’est dite…
    Moi, je n’ai entendu une plus énorme que j’ai recopié sur mon blog et qu’elle a dit lors du congrès de Reims et qui a été diffusé déjà plusieurs fois sans avoir succité la moindre réaction…


1 Trackbacks/Pingbacks

  1. jean-Bernard un ex ps tenu par les Thénardier =sego et hollande qui ont vendus les travailleurs au profit du pipole, meme la LCR se comporte à vitrolles comme de petits bourgeois. 28 05 08

Add Your Comment

Additional comments powered by BackType